
Jean-Michel ROVIDA au nom de la liste « J'aime Manosque » apporte son soutien au collectif créé
autour « d'un service de réanimation polyvalente ».
Durant la campagne des élections municipales, nous avons eu à cœur - et nous étions à l'époque les seuls- à dénoncer le manque d'un tel service au sein du futur hôpital de Manosque.
En effet sans ce service , il est inutile d'espérer bénéficier d'un hôpital généraliste complet puisque une certain nombre d'interventions sont légalement interdites si ce service n'est pas présent
sur place ; exit donc tout ce qui est chirurgie un peu lourde ou cardiaque.
Nous sommes heureux de constater qu'aujourd'hui la population se réveille et que nous n'avions pas menti sur le sujet comme sur les autres d'ailleurs.
Mais après la parution du rapport LARCHER sur la gestion et la réorganisation des périmètres hospitaliers notre inquiétude est encore plus grande devant certains quotas mis en avant par les
décideurs de notre devenir hospitalier, entre autre sur le nombre de naissance au niveau des maternités.
Au surplus, le nouveau fonctionnement financier des structures hospitalières basé sur la tarification à l'activité rend encore plus difficile le maintien de certains services médicaux.
Notre positionnement géographique près du pôle de santé de Aix-en-Provence n'est pas à notre avantage pour concentrer des activités médicales à forte valeur ajoutée sur le bassin de Manosque.
Il suffit pour s'en convaincre de regarder autour de soi ou nous allons nous faire opérer, vers quelle ville la population se tourne.
Si nous voulons conserver une attractivité pour des chirurgiens ou spécialistes, il faut impérativement créer les conditions nécessaires au rapprochement, à la mutualisation des structures déjà
présentes.
Hors à ce jour « le pôle santé » n'existe toujours pas. La nouvelle municipalité devra vite remettre à l'ordre du jour, voire nommer un médiateur pour rattraper le retard qu'elle a pris sur ce
dossier comme d'autres et relancer les négociations entre les différents acteurs concernés.
L'accès à des soins de qualité pour notre population est aujourd'hui fonction de sa seule mobilisation pour défendre ses souhaits jusqu'au sommet de l'Etat qui reste seul décideur en la
matière.
Pour ma part je défendrais le dossier après des élus centristes tant au niveau du sénat ou je me rendrais à la fin du mois, qu'auprès des députés. Si tous les partis du département se mobilisent
nous pouvons avoir gain de cause.
Jean-Michel ROVIDA,
jean-michelrovida.hautetfort.com